10 juin
Posté par: Laurent VOLLE dans: Management de l’innovation, Non classé, Politiques de l'innovation
Le concept de roadmap nous vient d’outre-atlantique, où nos amis québécois l’ont traduit par feuille de route. A la base, une feuille de route est une représentation simplifiée du chemin à parcourir pour aller du point où l’on est vers un point que l’on s’est fixé. Traduit en terme de management, c’est un outil qui permet d’illustrer une stratégie en la déclinant en actions concrètes avec une planification dans le temps, afin de disposer des bonnes ressources au bon moment.
Ce concept est utilisé dans le cadre des technologies émergentes ou de nouveaux produits ou procédés. On parle alors de roadmapping technologique.
Il est utile aux entreprises d’une même filière ou d’un pôle de compétitivité, par exemple, afin de déterminer ensemble les technologies essentielles et les compétences requises pour relever les défis technologiques de demain. Il agit ainsi, comme un élément fédérateur, en générant des informations, permettant de prendre des décisions conjointes sur les priorités en terme de R&D et de formation, pour relever ensemble ces défis technologiques.
Toujours en éveil sur les nouveaux concepts en matière d’innovation, nous avons voulu testé. Il existe bien évidemment différentes méthodes pour construite une feuille de route technologique. L’une d’entre elles se déroule en six etapes :
1° choisir une thématique technologique en fort développement (par exemple : les nanomatériaux ou la photonique) et lister les différentes disciplines scientifiques qui y contribuent
2° identifier les articles scientifiques, brevets, descriptions d’inventions se rapportant au sujet
3° réunir un panel de chercheurs parmi ceux qui publient le plus sur le sujet afin de déterminer les technologies les plus pertinentes en fonction de l’avancement de la science et d’identifier leurs domaines d’application potentiels à court, moyen, long terme.
4° réunir ensuite un panel d’experts du monde de l’industrie, parmi les entreprises les plus en pointe dans le domaine technologique considéré, afin de déterminer parmi ces applications potentielles, les plus pertinentes à court, moyen, long terme en terme de produits ou procédés nouveaux sur le marché et d’identifier les barrières technologiques et industrielles à lever.
5° rassembler tous les éléments collectés (scientifiques, industriels, économiques) pour chacune des technologies et applications identifiées dans un outil de type base de données multi-critères.
La feuille de route prend alors la forme d’un rapport listant les étapes clés à franchir dans les 5 à 10 ans et d’une représentation graphique à l’aide d’un outil informatique de ces différentes étapes, en fonction des produits nouveaux mis sur le marché et des domaines d’applications.
Le résultat vous intéresse ?
Rendez-vous sur ce blog après l’été, vous aurez la primeur de la feuille de route technologique sur les matériaux et systèmes photoniques à laquelle nous travaillons avec nos partenaires européens.
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