07 juil
Posté par: Laurent VOLLE dans: Politiques de l'innovation
L’édition 2008 du tableau de bord européen de l’innovation publiée en début d’année par la Commission Européenne montre qu’à un an de l’échéance, on est encore loin de l’objectif de faire de l’Europe l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde.

Index des performances en innovation comparées des 27 Etats Membres de l'Union Européenne. (Echelle : performance la plus faible possible 0, la plus forte possible 1)
Fondée sur deux indicateurs (l’European Innovation Scoreboard, EIS, et l’Innobarometer), l’étude évalue les politiques d’innovation publiques ou privées en se basant sur 29 indicateurs, tels que le degré de popularité des études scientifiques, le nombre de brevets déposés, le niveau de dépenses en recherche et développement ou encore le volume de produits de haute technologie exportés. Cette nouvelle édition met également plus fortement l’accent sur l’innovation dans les services ou l’innovation non technologique dont elle confirme l’importance en matière de croissance et de compétitivité.
La France est au 10ème rang sur 27, dans les pays dits « suiveurs » tout comme l’Autriche, le Luxembourg, la Belgique ou les Pays Bas, mais reste cependant au-dessus de la moyenne européenne. Les leaders européens restent les pays Scandinaves, l’Allemagne mais aussi le Royaume-Uni.
Cette étude montre également que les performances de l’Union Européenne s’accroissent notamment au niveau des sciences humaines et sociales, du haut-débit et du développement du capital-risque
En outre, même si l’écart avec les Etats-Unis et le Japon reste significatif, tant en matière d’investissement industriel pour le premier que pour la R&D et les TIC pour le second, il tend à se réduire, notamment en raison du nombre croissants de doctorants, du développement du capital-risque, du haut-debit, des partenariats public-privé et des dépenses de R&D du secteur privé.
Malgré tout, l’Union Européenne reste compétitive face aux économies émergentes et en particulier la Chine, l’Inde et le Brésil, qu’elle parvient à maintenir à bonne distance.
Enfin, l’étude souligne que les politiques publiques de soutien à l’innovation doivent désormais prendre plus en compte les entreprises qui innovent sans recherche et développement technologique, au risque de se priver de moteurs de croissance, au même titre que les « start-ups ».
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