Des clés pour innover

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roadmapLe concept de roadmap nous vient d’outre-atlantique, où nos amis québécois l’ont traduit par feuille de route. A la base, une feuille de route est une représentation simplifiée du chemin à parcourir pour aller du point où l’on est vers un point que l’on s’est fixé. Traduit en terme de management, c’est un outil qui permet d’illustrer une stratégie en la déclinant en actions concrètes avec une planification dans le temps, afin de disposer des bonnes ressources au bon moment.

Ce concept est utilisé dans le cadre des technologies émergentes ou de nouveaux produits ou procédés. On parle alors de roadmapping technologique.

Il est utile aux entreprises d’une même filière ou d’un pôle de compétitivité, par exemple, afin de déterminer ensemble les technologies essentielles et les compétences requises pour relever les défis technologiques de demain. Il agit ainsi, comme un élément fédérateur, en générant des informations, permettant de prendre des décisions conjointes sur les priorités en terme de R&D et de formation, pour relever ensemble ces défis technologiques.

Toujours en éveil sur les nouveaux concepts en matière d’innovation, nous avons voulu testé.  Il existe bien évidemment différentes méthodes pour construite une feuille de route technologique. L’une d’entre elles se déroule en six etapes :

1° choisir une thématique technologique en fort développement (par exemple : les nanomatériaux ou la photonique) et lister les différentes disciplines scientifiques qui y contribuent

2° identifier les articles scientifiques, brevets, descriptions d’inventions se rapportant au sujet

3° réunir un panel de chercheurs parmi ceux qui publient le plus sur le sujet afin de déterminer les technologies les plus pertinentes en fonction de l’avancement de la science et d’identifier leurs domaines d’application potentiels à court, moyen, long terme.

4° réunir ensuite un panel d’experts du monde de l’industrie, parmi les entreprises les plus en pointe dans le domaine technologique considéré, afin de déterminer parmi ces applications potentielles, les plus pertinentes à court, moyen, long terme en terme de produits ou procédés nouveaux sur le marché et d’identifier les barrières technologiques et industrielles à lever.

5° rassembler tous les éléments collectés (scientifiques, industriels, économiques) pour chacune des technologies et applications identifiées dans un outil de type base de données multi-critères.

La feuille de route prend alors la forme d’un rapport listant les étapes clés à franchir dans les 5 à 10 ans et d’une représentation graphique à l’aide d’un outil informatique de ces différentes étapes, en fonction des produits nouveaux mis sur le marché et des domaines d’applications.

Le résultat vous intéresse ?

Rendez-vous sur ce blog après l’été, vous aurez la primeur de la feuille de route technologique sur les matériaux et systèmes photoniques à laquelle nous travaillons avec nos partenaires européens.

innov-clusterA l’heure où l’on parle de plus en plus de donner une dimension internationale à nos pôles de compétitivité, et où se créent de nouveaux dispositifs de soutiens pour les réseaux d’entreprises, il nous est apparu intéressant d’aller voir ce que proposaient nos voisins européens.

C’est l’objectif du colloque – table ronde qui aura lieu le 1er juin, à la CRCI Bourgogne, sur le thème Innovation & Clusters. Une demi-douzaine d’acteurs économiques qui accompagnent au quotidien les PME et les réseaux de PME en Belgique, Allemagne, Italie et Grèce, viendront nous relater leur expérience et échanger des bonnes pratiques avec les acteurs bourguignons.

Cette action s’inscrit dans le cadre de la Semaine Européenne des PME

N’hésitez pas à vous inscrire.

illustration_rapportLa CCI de la Moselle vient de faire l’acquisition d’Innov’Scan; elle est la vingtième CCI licenciée. Bienvenue au Club !

Mais au juste, c’est quoi Innov’Scan ?

Cela n’est ni un outil de diagnostic, ni un jeu, ni une analyse stratégique, ni un guide d’entretien et pourtant c’est tout cela à la fois. Innov’Scan se présente sous la forme d’un plateau et d’un ensemble de 52 cartes. Ces éléments vont servir à tout dirigeant de PME pour s’interroger sur les mesures existant dans son entreprise pour faciliter l’innovation. Pendant le déroulement d’une session Innov’Scan (qui dure de 2 à 3 heures) ou à l’issue de celle-ci, les actions ayant le plus fort levier sur la capacité d’innovation de l’entreprise, seront identifiées.

Un test n’engage à rien…

DaveyC’est à un des leader mondiaux de l’initiateur d’explosifs que nous allons nous intéresser ce mois-ci. En effet, la société DAVEY BICKFORD  implantée à Héry dans l’Yonne est spécialisée dans l’ensemble des champs d’application du seul et unique domaine de l’inition pyrotechnique, renforçant son savoir-faire et ses expertises autour de la chimie et de l’électronique de commande. Les secteurs d’applications où Davey Bickford intervient sont:

  • la défense aéronautique et spatiale;
  • les mines, carrières et travaux publics;
  • les systèmes dédiés à la sécurité;
  • l’automobile.

La société a d’ailleurs développé il y a quelques années une chaîne d’initiation pyrotechnique entièrement électronique qui est devenue une référence dans le milieu.

fr2937638Le brevet récemment publié traite d’un dispositif de connexion d’au moins deux tubes conducteurs à onde de choc, afin d’assurer la propagation du signal pyrotechnique. Vous trouverez plus de détails techniques dans le texte du brevet sous espacenet (FR2937638).

A noter que la société mène une politique de surveillance très active, élément non négligeable dans sa position de leader.

Après quelques mois d’existence, notre Blog se dote d’une newsletter.

Pour suivre tendances et nouveautés de l’innovation en Bourgogne sous un angle différent, voire décalé, laissez-vous guider. Cette newsletter vous avertira régulièrement des nouvelles contributions publiées sur le site.

Et si vous avez plaisir à nous lire, à votre tour, saisissez votre clavier et postez vos commentaires!

Il y a quelques mois, nous avions évoqué ici les « Objectifs de Lisbonne » et notamment le tableau de bord européen de l’innovation 2008 qui montrait que malgré des progrès tangibles, on était  encore loin de l’objectif de faire de l’Europe l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde.

La Commission Européenne vient de publier le tableau de bord 2009 qui hélas n’est pas un bon cru. Sur fond de crise économique, il souligne cependant l’impact positif de l’innovation comme dopant économique. En effet, les chiffres montrent que les Etats Membres dont les performances en terme d’innovation sont les plus faibles, sont les plus touchés par la crise. Une consolation cependant, l’écart avec les pays émergents en forte croissance – les fameux  BRICs (Brésil, Russie, Inde, Chine) - est encore largement en faveur de l’Union Européenne.

Quant à la France, elle reste dans le peloton des suiveurs avec des performances juste au-dessus de la moyenne européenne, mais avec une progression plus faible que ses voisins. Si on salue volontiers les politiques d’innovation mises en place et les résultats en terme de moyens et d’outils à disposition des entreprises (formation, financements, …), le rapport met en exergue une baisse des emplois directement liés à l’innovation et à la R&D.

lookUn peu de mécanique ce mois-ci, avec un brevet pour les mordus du vélo: un pédalier de cycle monobloc.

Cette demande de brevet a été déposée par la société nivernaise mondialement connue LOOK CYCLE INTERNATIONAL. Toujours à la pointe de la technologie et en constante innovation, la société est un des plus gros déposants de brevets en Bourgogne. Cet état de fait lui a d’ailleurs permis d’être consacrée lors des remises des Trophées de l’INPI en 2008 au niveau régional, mais également début 2009, d’être lauréate au niveau national (voir ce billet pour plus d’infos).

Le but de l’invention en question est de rendre le pédalier moins lourd en utilisant un matériau composite. Pour se faire, l’invention prévoit l’utilisation de bagues intermédiaires en un matériau à rigidité élevée et résistant à l’abrasion fixées sur l’axe de pédalier. Vous trouverez plus de détails techniques dans le texte du brevet sous espacenet (FR2934239).pedalier

Sa position de leader mondial dans son domaine, LOOK CYCLE INTERNATIONAL le doit en partie à la surveillance active qu’elle effectue régulièrement sur les brevets de ses concurrents.

ompiL’OMPI (Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle) propose depuis 1994 la possibilité de régler des litiges de Propriété Intellectuelle en dehors des voies classiques judiciaires, très complexes, couteuses  et d’une grande lenteur. Avec le nombre croissant de transactions internationales, les parties utilisent donc de plus en plus les mécanismes extrajudiciaires de règlement des litiges commerciaux internationaux beaucoup plus efficaces.

C’est le Centre d’arbitrage et de médiation de l’OMPI qui est reconnu comme une instance internationale et indépendante, en vertu de ses règlements d’arbitrage, d’arbitrage accéléré, de médiation et de procédure d’expertise. Le Centre s’appuie sur plus de 1500 intermédiaires neutres qualifiés issus de 70 pays.

Les procédures de règlement extrajudiciaire offrent aux parties davantage de maîtrise sur le déroulement de la procédure que dans le cadre d’une action en justice. Cette souplesse accélère la procédure et se traduit par des économies, les parties étant libres de choisir le mode de règlement le plus efficace pour leur litige (une procédure pour un ensemble de pays par exemple). L’avantage réside aussi dans la neutralité, la confidentialité, la qualité et l’aspect définitif de l’accord.

La médiation

Le but est de faciliter le dialogue et la détermination des intérêts respectifs des parties. Le règlement auquel parviennent les parties est consigné dans un contrat ayant force exécutoire. Les frais sont de deux ordres: la taxe administrative de 0,10% de la valeur du litige avec un maximum de $10.000, et les honoraires du médiateur basés sur un taux journalier en fonction de la complexité (en moyenne entre $6.000 et $60.000 pour un litige). La plupart des procédures de médiation aboutissent rapidement à un règlement, ce qui a pour effet de limiter le risque financier normalement associé à la résolution des litiges. Parmi les affaires soumises à la médiation de l’OMPI, 73% ont été réglées dans un délai de un à sept mois.

L’arbitrage

Les parties soumettent leur litige à un ou plusieurs arbitres de leur choix, afin qu’ils rendent une décision formelle sur la base de leurs droits et obligations. La sentence arbitrale est finale et exécutoire au niveau international, et contrairement aux décisions de justice, qui peuvent généralement donner lieu à un ou plusieurs pourvois, les sentences arbitrales ne sont normalement pas susceptibles de recours, et peuvent par conséquent se traduire par des économies de temps et d’argent. Les litiges soumis à l’arbitrage de l’OMPI sont de nature très variée et comprennent notamment des affaires complexes de licences d’exploitation de brevets, de marques et de technologies de l’information. Les montants en jeu varient de plusieurs milliers à plusieurs millions de dollars. Les procédures d’arbitrage de l’OMPI durent généralement de trois à 14 mois.

Des Mécanismes adaptés

Le Centre de l’OMPI s’occupe aussi de l’élaboration de mécanismes adaptés à la résolution de types particuliers mais récurrents de litiges de propriété intellectuelle. Récemment le Centre a rédigé un règlement  pour le secteur du film et des médias, spécialement conçu pour résoudre des litiges, notamment concernant des accords de coproduction, distribution, radiodiffusion, droit d’auteur, synchronisation musicale, artistes interprètes ou nouveaux médias.

De plus amples informations sur le site de l’OMPI.

euro-innovation screenshotIl y a quelques semaines , nous vous invitions à venir échanger lors de rencontres industrielles sur la thématique de : comment identifier des opportunités et comment bâtir un réseau de contact en Europe ?

Le site Euro-Innovation vous apportera des éléments de réponse. Véritable bourse européenne des innovations, il rassemble en effet plusieurs dizaines d’opportunités issues de 40 pays européens. Elles se présentent sous la forme d’offres et demandes d’innovations qui ont été validées, diffusées et relayées par les 4000 collaborateurs du réseau Entreprise Europe.

Le site Euro-Innovation est régulièrement mis à jour par Entreprise Europe Bourgogne. N’hésitez pas à le consulter régulièrement et à nous interroger.

eco-innovationEn partenariat avec l’ADEME, l’INPI présente les résultats d’une étude réalisée à partir des dépôts de brevets dans l’éco-innovation

Dans le cadre de la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement par la France, l’INPI a cherché à décrypter les tendances de l’innovation permettant de répondre aux nouvelles donnes.

Premier constat, les brevets d’éco-innovation représentent 37 % du total des brevets français publiés en 2009, soit plus de 5 000 brevets. La France est donc particulièrement dynamique dans ce domaine.

Deuxième constat, la répartition des brevets d’éco-innovation montre une adéquation de la réponse des industriels aux problèmes d’émission importante de CO2 liés à leur secteur.

Pour son étude, l’INPI s’est limité à l’analyse de 2 000 brevets spécifiquement « verts », c’est-à-dire ceux dont l’objet porte directement et uniquement sur les éco-innovations dans  l’énergie, les transports, le bâtiment, et la dépollution et pas seulement sur une éventuelle application dans l’éco- innovation. La part de ces « éco-brevets » a été multipliée par 2 entre 2000 et 2009, pour atteindre 15 % du total des brevets français.

Les tendances

  • Production d’énergie : 1/3 des brevets concerne l’énergie nucléaire et 1/3 l’énergie solaire. L’ensemble des autres types d’énergie représente le tiers restant.
  • Transport : 80% des brevets concernent la maitrise de la consommation dans l’automobile tandis que 20% concernent les technologies de propulsion alternative. Une position dominante de la France devant l’Allemagne, le Japon et les Etats-Unis dans l’automobile comme dans l’aéronautique.
  • Bâtiment : la France comble sont retard avec 1/3 des brevets qui concernent le chauffage, 1/3 l’isolation et 1/3 l’éclairage.
  • Dépollution : depuis 2005 la France est le pays dont le pourcentage d’innovation en matière de dépollution est le plus élevé et est le seul qui y consacre une part croissante de brevets avec 3% en 2009.

Depuis le Grenelle de l’environnement, parmi les technologies les plus dynamiques on retrouve les cellules photovoltaïques, les moteurs électriques et l’isolation des bâtiments, parmi les technologies en recul on retrouve les biocarburants. Plus récemment le traitement de l’air et la valorisation des déchets marquent sensiblement le pas.

De manière plus générale, les technologies en hausse sont le solaire, l’éolien, les propulsions alternatives, l’isolation, le chauffage, le stockage du CO2; les technologies en baisse sont la biomasse, la pile à combustible, le moteur à combustion interne.

Pour télécharger l’étude: http://www.inpi.fr/fileadmin/mediatheque/pdf/etude_eco-innovation_mars10.pdf